Les débuts de Jéssica Fazzio en course et son premier semi
Du tapis de course à 18 ans à son premier semi-marathon, l'athlète raconte comment le sport est devenu son refuge.
Invitée du podcast Girls Who Run, Jéssica Fazzio explique comment la course à pied a d'abord préservé sa santé mentale avant de la mener à son premier semi-marathon. Entre entraînements au feeling et défis du quotidien, la discipline est devenue son pilier.
Aujourd'hui reconnue dans le milieu amateur de l'endurance pour ses chronos remarquables, Jéssica Fazzio a pourtant débuté la course sur route très simplement, loin des plans d'entraînement stricts et des montres connectées. Dans le cadre du vidéocast Girls Who Run, diffusé par la chaîne Stemma Sports, l'athlète est revenue sur la manière dont cette discipline est devenue un exutoire contre l'anxiété, bien avant de devenir une quête de haute performance.
Premiers pas et défi sur tapis de course
Durant son enfance, Jéssica a pratiqué la natation et s'est essayée au volley-ball, au tennis ainsi qu'à la danse, encouragée par sa mère, ancienne volleyeuse de niveau fédéral. Toutefois, à 15 ans, après un incident sans gravité à la piscine et face au rythme scolaire exigeant du collège Vértice à São Paulo, elle s'éloigne du sport. Ce n'est qu'à 18 ans, en pleine préparation des concours universitaires, qu'elle renoue avec l'activité physique grâce au Pilates.
Sur les conseils de sa professeure de Pilates, qui lui suggère d'ajouter une activité aérobie à sa routine, Jéssica décide de monter sur le tapis de course de son père. La première tentative est un choc : elle ne parvient pas à courir plus de 30 secondes d'affilée. Loin de la décourager, cette surprise devient une source de motivation. Soutenue par son père, elle se fixe des objectifs simples : boucler 5 km en 30 minutes, puis passer sous la barre de l'heure sur 10 km.
Entre 2012 et 2017, pendant ses études d'administration à la FEA-USP, la course reste une pratique strictement personnelle et informelle. Jéssica cale son tapis à 9,5 km/h, met ses écouteurs et court jusqu'à 1 h 30 pour s'aérer l'esprit. Elle ne suit aucun club, ne porte aucun GPS et n'envisage pas la compétition.
L'inspiration à Boston et le déclic des 21 km
Le véritable tournant s'opère en 2017, lors d'un séjour universitaire de six mois à Boston, aux États-Unis. En colocation avec quatre étudiantes américaines, dont l'une est membre de l'équipe universitaire d'athlétisme, Jéssica confie son envie de courir un jour un semi-marathon. L'exemple de sa colocataire, qui parcourt 13,1 miles chaque dimanche matin par tous les temps, transforme ce rêve en un objectif concret.
Les débuts sur la W21 et la recherche de nouveaux défis
De retour au Brésil, Jéssica traverse une période charnière : elle quitte le milieu du théâtre professionnel pour intégrer le marketing d'entreprise, tout en faisant face à une rupture amoureuse. Au cœur de cette transition, la préparation de son tout premier semi-marathon lui apporte structure et discipline.
Elle s'élance sur les 21 km lors de la W21, une course féminine organisée par Iguana Sports. Équipée d'un simple moniteur cardiaque Polar faisant office de chronomètre et s'entraînant en toute autonomie, Jéssica franchit la ligne d'arrivée en environ 2 h 20. Ce premier exploit éveille immédiatement son ambition d'aller plus loin et de s'attaquer, à terme, aux mythiques 42 km du marathon.