Gabriel Ganme : médecine hyperbare, arthrose et sport
Le médecin évoque son diagnostic de la hanche, sa pose de prothèse et l'importance de maintenir les sportifs en mouvement.
Lors d'un échange avec Shubi Guimarães sur Xtremma Sports, le Dr Gabriel Ganme revient sur son parcours, de la médecine hyperbare à la médecine du sport. Le médecin explique comment il a surmonté une arthrose sévère de la hanche grâce à une prothèse et défend une approche axée sur la récupération active des athlètes.
Le parcours de Gabriel Ganme vers la médecine du sport a débuté loin des pistes et des cabinets traditionnels. Après avoir quitté la pédiatrie, un voyage à Cozumel, au Mexique, l'amène à suivre une formation en médecine hyperbare et subaquatique en Floride. À son retour au Brésil, face à un marché encore restreint pour l'hyperbare, une opportunité académique se présente : des spécialistes comme le Dr Renato Lotufo et le Dr Antônio Carlos Lopes l'invitent à enseigner la médecine de la plongée à l'Escola Paulista de Medicina, encourageant sa transition définitive vers la médecine du sport.
Diagnostic sévère et pose de prothèse
Ce tournant professionnel est aussi directement lié à une épreuve personnelle vécue par Ganme avant de se spécialiser. Confronté au diagnostic d'une arthrose précoce de la hanche, un chirurgien orthopédique renommé affirme qu'il est trop jeune pour recevoir une prothèse et lui impose de se limiter aux béquilles et à l'aquagym. Refusant cette fatalité, Ganme consulte un autre spécialiste, subit l'intervention et parvient à reprendre l'entraînement et les défis d'endurance — un exploit qu'il célèbre des années plus tard en franchissant la ligne d'arrivée du trail KTR de 50 km à Campos do Jordão.
Cette épreuve transforme la pratique médicale de Ganme. En fondant la consultation de médecine des sports d'aventure à l'Escola Paulista de Medicina, il fait le choix de soigner le patient au-delà du seul acte chirurgical ou de l'imagerie médicale. Pour le praticien, priver brutalement un athlète de sa discipline cause un préjudice psychologique majeur ; le rôle du médecin consiste à explorer des solutions, des adaptations et des ressources afin de préserver la pratique sportive et la qualité de vie.
Évolution orthopédique et traitements conservateurs
Au fil de la discussion, Ganme et Shubi Guimarães soulignent à quel point les progrès médicaux ont transformé des diagnostics autrefois synonymes d'arrêt définitif du sport. Aujourd'hui, la pose d'une prothèse articulaire — hanche ou genou — permet un retour sécurisé aux activités avec impacts et aux sports d'aventure. De même, la hernie discale ne constitue plus une indication chirurgicale de première intention dans la majorité des cas : le renforcement musculaire ciblé et le traitement conservateur se sont imposés comme la norme pour réhabiliter le rachis et préserver un corps actif.