Boston : cut à 5 min 17 s, Bruno Vicari décroche son dossard
Avec plus de 8 000 inscrits recalés, les minima se durcissent ; le journaliste revient sur son parcours vers la qualification.
L'organisation du marathon de Boston a fixé le cut-off à 5 minutes et 17 secondes sous le temps de qualification officiel. Dans l'émission Radar Stemma, le journaliste Bruno Vicari a commenté ces chiffres et retracé sa progression sur les 42 km jusqu'à décrocher son dossard pour la course mythique.
La course à la qualification pour le marathon de Boston a désormais ses chiffres officiels. Pour obtenir leur dossard au temps, les athlètes ont dû courir au moins 5 minutes et 17 secondes en dessous des minima officiels fixés pour leur catégorie d'âge. À titre d'exemple, dans la catégorie masculine des 35-39 ans, où le temps de référence est de 3 h 00, le chrono exigé pour valider son inscription s'est établi précisément à 2 h 54 min 43 s.
La barre a été relevée de 43 secondes par rapport au cycle de 2026, où le cut s'élevait à 4 min 34 s — une performance à replacer dans son contexte : les minima qualificatifs avaient déjà été abaissés de 5 minutes pour les coureurs de moins de 60 ans. Au total, l'organisation a reçu 33 649 dossiers éligibles et retenu 25 630 qualifiés, un total comprenant 1 000 dossards attribués par tirage au sort parmi ceux ayant réalisé les minima sans atteindre la marge du cut. En raison de cette limite de places, 8 019 coureurs pourtant qualifiés sont restés sur la touche.
Le parcours de Bruno Vicari vers Boston
Parmi les coureurs retenus figure le journaliste Bruno Vicari, qui est revenu sur son aventure et a rappelé combien l'idée de courir à Boston semblait improbable à ses débuts dans la discipline. Loin de faire des minima une obsession dès le départ, son rapprochement avec les chronos requis s'est opéré progressivement au fil des années.
Le tournant a eu lieu lors du marathon de New York, bouclé en 3 h 07. Comprenant qu'un parcours plus roulant lui permettrait d'accélérer le tempo, Vicari s'est aligné sur le marathon de Londres, terminé en 3 h 03 — un temps qui respectait les minima de base, mais restait insuffisant face au cut-off de cette édition. La consécration est finalement venue au marathon de Valence, où il a signé un chrono de 2 h 58, se constituant une marge suffisante pour absorber le cut de 5 min 17 s et décrocher sa confirmation officielle.
Son dossard en poche, le journaliste se concentre à court terme sur le marathon d'Amsterdam, avant d'entamer les blocs d'entraînement spécifiques pour la prestigieuse épreuve du Massachusetts.
Regard en arrière et souvenirs du Défi Nike 600k
Cette ambiance festive a également laissé place aux souvenirs de l'histoire de l'endurance brésilienne, notamment les trois éditions du Nike 600k disputées entre 2009 et 2011. Cette course de relais emblématique de trois jours reliant São Paulo à Rio de Janeiro rassemblait des équipes sur les routes, bénéficiant d'une large couverture médiatique et de la participation de grands noms de l'athlétisme brésilien tels que Vanderlei Cordeiro de Lima, Marílson Gomes dos Santos, Franck Caldeira et Daniel Chaves.