Vinicius Santana : De la natation au rêve olympique en triathlon
Le triathlète Vinicius Santana dévoile son parcours, ses ambitions et sa stratégie pour briller à la World Triathlon Cup Rio.
À 20 ans, Vinicius Santana partage son parcours inattendu, passant de la natation au triathlon de haut niveau. Il explique sa décision difficile de se concentrer sur sa carrière sportive en quête d'une médaille olympique. Découvrez également sa préparation et sa tactique pour la World Triathlon Cup Rio.
Lors d'une interview exclusive avec Bruna Mahn pour Stemma Sports, le jeune talent du triathlon brésilien, Vinicius Santana, s'est confié sur sa carrière, de ses débuts sportifs à ses projets ambitieux pour l'avenir. À seulement 20 ans, Vinicius est déjà une promesse sur la scène du triathlon, rêvant en grand d'une médaille olympique pour le Brésil.
La transition inattendue : De la natation au triathlon
L'histoire de Vinicius Santana dans le sport a commencé par la natation, à Curitiba, où sa mère était professeur. Il nageait 50 mètres brasse, une modalité très différente de l'endurance qu'il pratique aujourd'hui. Le tournant s'est produit de manière inattendue lorsque, dans une piscine chauffée d'une autre école, les échauffements avant la natation incluaient de courir et de pédaler. Sans le savoir, Vinicius s'entraînait déjà au triathlon.
C'est alors que l'entraîneur Matheus, de l'école de triathlon, a remarqué son potentiel et l'a invité à une étape du Championnat Brésilien à Florianópolis. « Mon père a demandé, 'comment ça, le triathlon, il ne fait pas de natation ?' », se souvient Vinicius, qui a bénéficié du soutien d'une école de triathlon, au Colégio da Polícia Militar, qui fournissait vélos, chaussures de sport et uniformes.
L'importance des fondations et le choix du haut niveau
Vinicius souligne l'importance des projets d'initiation dans le sport, non seulement parce qu'ils « éloignent de nombreux enfants de la rue » et offrent des expériences précieuses, mais aussi parce qu'ils sont cruciaux pour le haut niveau. « En ayant une base solide, en recrutant de nombreux athlètes, nous pouvons mieux sélectionner », affirme-t-il.
À 20 ans, Vinicius a fait face à une décision difficile : poursuivre dans le sport ou à l'université. Étudiant à temps plein à l'Universidade Federal do Paraná (UFPR), il a réalisé la difficulté de concilier entraînements et déplacements pour les compétitions. Après un an, il a décidé de suspendre ses études. « Je pense que nous avons l'opportunité d'étudier plus longtemps que nous n'avons l'opportunité d'être dans le sport », réfléchit-il, expliquant que son amour pour le triathlon l'a poussé à « prendre le risque » et à se concentrer à 100 % sur sa carrière sportive, avec l'intention de reprendre ses études plus tard.
Le rêve de la médaille olympique et la stratégie à Rio
L'objectif de Vinicius Santana est clair et audacieux : « Je veux être le Brésilien qui aura une médaille olympique, une médaille d'or. C'est mon rêve ». Il souligne l'importance d'avoir une équipe engagée derrière lui, partageant le même objectif, pour se lever chaque jour avec motivation.
Après avoir fait ses débuts aux World Triathlon Cups l'année dernière, et après avoir remporté une Coupe Panaméricaine, Vinicius Santana se concentre sur un bon résultat à la World Triathlon Cup Rio. Sa stratégie pour l'épreuve de distance Sprint (750m natation | 20km cyclisme | 5km course) à Copacabana consiste à démarrer la natation très fort pour assurer un bon positionnement et se maintenir dans un bon groupe à vélo. Il insiste sur l'importance des transitions (T1 et T2).
Concernant le parcours cycliste, qui est plat et peu technique, Vinicius explique qu'il peut générer deux scénarios : « un scénario où tout le monde se regroupe et le cyclisme devient une promenade, une course de rue, ou un scénario où les participants sont très dispersés et où tout le monde donne le maximum en permanence à vélo ». Son objectif est de « descendre en tête de la T1 et de commencer la course très fort ».
Pour les supporters qui seront à Copacabana, Vinicius a une demande simple et directe : « Allez le Brésil ! ». Suivre le parcours d'athlètes comme Vinicius Santana, c'est être témoin de la passion et du dévouement qui animent le sport de haut niveau, inspirant beaucoup à chercher leurs meilleures versions.