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Femmes fortes : admiration ou menace dans les relations ?

Découvrez comment équilibrer force et féminité dans les relations modernes.

Lívia Matos et Thaís Rosa, les Donas da Voz, abordent les défis d'être une femme forte et indépendante. Elles explorent la perception de cette force dans les relations et l'importance de l'amour de soi pour ne pas accepter les miettes. Une discussion essentielle sur l'équilibre et les attentes liées à l'autonomisation féminine.

Les Donas da Voz entament une nouvelle saison avec un partenariat inspirant : Lívia Matos et Thaís Rosa s'associent pour partager leurs expériences et susciter d'importantes réflexions. Dans cette première discussion, les animatrices se penchent sur un thème crucial pour de nombreuses femmes : la perception de la femme forte et indépendante dans les relations.

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La force qui charme et dérange

Dès l'enfance, de nombreuses femmes entendent qu'elles ont une personnalité forte ou qu'elles sont « pleines d'opinions ». Cette caractéristique, qui peut initialement susciter l'admiration, se transforme parfois en une gêne, voire une menace, au cours d'une relation. La femme qui, au début, était perçue comme indépendante et ayant sa propre vie, entend soudain des phrases comme « tu n'as jamais de temps pour moi » ou « tu n'as besoin de personne ».

Thaís Rosa partage que cette perception ne se limite pas aux relations amoureuses, affectant également les amitiés. L'attente que la femme forte puisse toujours « tout gérer » conduit à une pression constante pour équilibrer plusieurs « assiettes » : être la professionnelle incroyable, l'épouse dévouée, la mère présente, s'occuper de la maison et maintenir sa beauté et sa santé. Lívia Matos confie que cette quête d'équilibre est un défi quotidien et qu'il est humainement impossible de se maintenir à 100 % dans tous les rôles.

Femmes fortes : admiration ou menace dans les relations ?

La délicatesse de la gentillesse et de la protection

Même en étant des femmes indépendantes, Lívia et Thaís s'accordent à dire qu'il existe un désir sincère de gentillesse, de protection et de courtoisie dans une relation. L'idée fausse selon laquelle l'indépendance signifie ne pas vouloir la porte de la voiture ouverte, un dîner payé ou un bouquet de fleurs est dissipée. La question n'est pas de devenir un « homme » ou d'être « prise en charge », mais de se sentir pourvue et protégée par un partenaire qui peut et veut offrir cette sécurité.

Thaís illustre cette dynamique lors de ses voyages avec son mari, Bruno, où il assume le rôle de « capitaine » et elle se permet simplement de profiter. Pour Lívia, qui a construit son indépendance en venant du Nord à São Paulo et a dû se protéger, le défi est plus grand : apprendre à se détendre et à lâcher le contrôle, permettant à l'homme d'exercer ce rôle. Cette vulnérabilité est une partie importante de la féminité qui, parfois, est oubliée dans la quête d'autonomie.

Rôle principal partagé et éducation masculine

La discussion aborde la possibilité de deux protagonistes dans un mariage. Toutes deux s'accordent sur le fait que c'est possible, mais cela exige une admiration mutuelle et une « danse » où l'un sait se retirer pour que l'autre brille. La sagesse d'être vulnérable et de comprendre les moments de chacun est fondamentale pour éviter les conflits.

Un point crucial soulevé est la déconnexion entre la femme émancipée actuelle et l'éducation masculine. De nombreux hommes n'ont pas été préparés à interagir avec cette nouvelle femme, ce qui les conduit à une posture passive, présumant que leur partenaire n'a besoin de rien. Lívia et Thaís soulignent l'importance pour les mères de la nouvelle génération d'éduquer leurs fils à comprendre et à valoriser la femme indépendante.

Valeur personnelle et fin des miettes

Au fond, la femme s'attend-elle encore à ce que l'homme soit « plus grand » qu'elle sous certains aspects ? Thaís pense que oui, dans le sens d'admirer son intelligence et de se sentir protégée, ce qui est fondamental pour le désir du couple. Il ne s'agit pas de se rabaisser, mais de reconnaître l'admiration comme un pilier de la relation. Souvent, faute de trouver des partenaires, la femme finit par accepter des « miettes ».

Avec l'âge et l'augmentation de l'amour de soi, la barre des attentes s'élève. La femme apprend à percevoir sa valeur, à se sentir à l'aise en sa propre compagnie et à ne pas avoir besoin de quiconque pour être heureuse. Le bonheur existe déjà en elle-même, et l'autre vient le compléter. Cette indépendance émotionnelle permet à la femme de choisir qui elle veut à ses côtés, sans se soumettre à moins que ce qu'elle mérite.

Le parcours de la femme forte est complexe, rempli de défis et d'autodécouvertes. Lívia Matos et Thaís Rosa démontrent que la véritable force réside dans l'acceptation de toutes les facettes de la féminité, en cherchant l'équilibre, en cultivant l'amour de soi et en bâtissant des relations fondées sur l'admiration et le respect mutuel.

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