Flamengo riposte face aux quotas d'étrangers de la CBF
Le club envisage un recours devant le STJD, préconise des incitations pour conserver ses jeunes talents et réclame la fin de la limite de matches sur le marché national.
Flamengo s'oppose à la nouvelle réglementation de la CBF limitant le nombre de joueurs étrangers dans le football brésilien. Le club étudie des recours devant la justice sportive et pointe des répercussions techniques et financières négatives pour le marché.
Flamengo s'oppose fermement à la décision adoptée par la Confédération brésilienne de football (CBF) et 37 clubs visant à limiter le nombre de joueurs étrangers dans le football brésilien, instaurant une réduction progressive jusqu'à un plafond de cinq joueurs d'ici 2030. Selon les informations recueillies par Bernardo Ramos auprès d'une source au sein de la direction du club carioca, Flamengo prépare une contre-offensive institutionnelle axée sur des contre-propositions et sur l'évaluation de l'impact de cette mesure.
Dans la vidéo ci-dessus, Bernardo détaille les coulisses de cette réaction et analyse les arguments du club face au plan validé par les dirigeants. Flamengo soutient que la priorité devrait être la mise en place d'incitations financières pour permettre aux clubs brésiliens de retenir plus longtemps leurs plus grands espoirs dans le pays. Sans cette protection, les départs prématurés vers l'étranger se poursuivront — à l'image des transferts de Vinícius Júnior pour 45 millions d'euros et d'Estevão —, affaiblissant ainsi le niveau technique du football national.
Dévalorisation des actifs et limite de matches
Un autre point contesté par Flamengo concerne la règle de la limite de matches en championnat brésilien, qui empêche le transfert interne d'un joueur ayant disputé un certain nombre de rencontres avec une autre équipe de Série A. En interne, on estime que cet obstacle nuit aux négociations entre des clubs comme l'Atlético Mineiro ou l'Atlético Paranaense, tandis que des formations issues d'Équateur, de Colombie, du Chili ou d'Uruguay peuvent recruter tout au long de l'année.
Outre le risque d'inflation sur le marché domestique des joueurs brésiliens, Bernardo souligne la dévalorisation directe des étrangers déjà sous contrat. Selon le consultant, les clubs étrangers risquent de formuler des offres bien inférieures à la valeur réelle des joueurs, sachant que les équipes brésiliennes devront dégraisser leurs effectifs pour respecter les quotas, à l'instar de la situation de Gonzalo Plata dans l'effectif carioca.
Recours devant le STJD et comparaisons internationales
Interrogée sur l'éventualité de saisir le Tribunal supérieur de justice sportive (STJD) pour bloquer cette résolution, la source au sein du club a indiqué que Flamengo évalue encore les conséquences avant d'engager une quelconque action en justice. Pour Bernardo, la décision de la CBF constitue une régression sans équivalent dans le football international de haut niveau.
Pour étayer ses critiques contre le protectionnisme défendu par des observateurs comme André Lofredo, de SporTV, Bernardo cite les grands championnats européens. Il rappelle notamment que l'Espagne a remporté des titres majeurs alors même que l'Atlético de Madrid, le Real Madrid et Barcelone alignaient des effectifs composés en grande partie d'étrangers, comme lors de matches récents où Cucurella et Hausen ont évolué sous les couleurs du Real Madrid. Bernardo met également en avant la Premier League anglaise, qui compte 72 % d'étrangers, sans empêcher la sélection d'Angleterre d'atteindre des demi-finales et des finales d'Euro et de Coupe du monde ces dernières années.