Everton Cebolinha amer après son départ de Flamengo
L'attaquant déplore sa situation lors de sa présentation à Santos, mais son attitude publique a précipité sa mise à l'écart.
Lors de sa présentation officielle au Santos FC, Everton Cebolinha a exprimé son mécontentement sur la fin de son aventure à Flamengo. Le journaliste Bernardo Ramos analyse les propos de l'attaquant et souligne l'incohérence de ses reproches après avoir réclamé son départ à plusieurs reprises.
Everton Cebolinha a été officiellement présenté par le Santos Futebol Clube et a exprimé son amertume concernant la fin de son passage à Flamengo. L'attaquant a confié sa déception face à sa perte de temps de jeu et a répliqué aux déclarations du dirigeant José Boto, qui avait affirmé au micro du journaliste Pedro Ivo Almeida, sur ESPN, que le joueur s'était lui-même exclu du groupe.
Dans l'analyse vidéo, Bernardo Ramos revient sur l'impact des déclarations du joueur et estime que son comportement public a rendu impossible tout rôle majeur sous les ordres de l'entraîneur Leonardo Jardim. Pour le journaliste, la direction et le staff technique n'ont fait que répondre aux requêtes répétées d'un joueur désireux de partir.
Déclarations publiques et perte de temps de jeu
Le sentiment de frustration exprimé par Everton Cebolinha ne résiste pas aux faits récents. Juste après la finale de la Copa Libertadores, rencontre où il est entré en seconde période avant de trouver le poteau sur coup franc, l'ailier multipliait déjà les déclarations publiques évoquant des envies d'ailleurs. Cet épisode s'est répété à d'autres occasions, notamment en zone mixte de façon inopportune après le match de Recopa contre Lanús.
Face à cette situation, l'entraîneur Leonardo Jardim a choisi d'installer Samuel Lino comme titulaire indiscutable sur l'aile. Un choix tactique validé sur le terrain : Samuel Lino est devenu le leader offensif de la saison jusqu'à décrocher une convocation en Seleção Brasileira. De plus, Cebolinha avait lui-même demandé à ne pas jouer contre Remo, match remporté par les Rubro-Negros qui, conjugué au nul entre Palmeiras et Botafogo, a assuré la première place du championnat brésilien.
Coût élevé et rendement insuffisant
Recruté pour 16 millions d'euros, Everton Cebolinha quitte le club sans avoir justifié un tel investissement. Reprenant l'analyse de Mauro César selon laquelle un rendement moyen ne suffit pas à Flamengo, Bernardo Ramos qualifie l'attaquant de joueur techniquement limité, incapable de s'imposer durablement dans le onze de départ même quand l'effectif manquait de solutions offensives. Même sous la direction de Tite, avec qui il avait brillé lors de la victoire en Copa América 2019 contre le Pérou avant de quitter Grêmio pour le Benfica de Jorge Jesus, ses performances n'ont jamais atteint le niveau espéré.
Ce départ apporte également une bouffée d'oxygène financière notable aux finances du club en retirant un salaire imposant de la masse salariale. Dans la gestion de l'effectif, la signature de Joaquim Freitas pour doubler le poste de Pedro permet de repositionner Bruno Henrique comme doublure directe de Samuel Lino. Pour Bernardo Ramos, au lieu de se plaindre d'un manque de considération, Everton Cebolinha devrait plutôt reconnaître ses erreurs de communication avant d'avoir scellé son avenir à Santos.